Paloma Foart | Cette intrigante technique de drague qui date de l’epoque victorienne
100332
single,single-post,postid-100332,single-format-standard,ajax_fade,page_not_loaded,,qode-theme-ver-7.5,wpb-js-composer js-comp-ver-4.5.3,vc_responsive
 

Cette intrigante technique de drague qui date de l’epoque victorienne

12 mar Cette intrigante technique de drague qui date de l’epoque victorienne

Dans la societe severe et corsetee de la reine Victoria, des jeunes gens ont invente des ancetres des textos, et voire aussi de Tinder. J’ai seduction passait par l’art du collage, qui permettait de contourner les regles en bienseance. Ainsi que faire passer des messages doux (et codes).

Actuellement, il suffira aujourd’hui d’un swipe concernant Tinder : alors que dans nos societes actuelles, la drague se joue la majorite un moment par photos sur ecrans interposes, la BBC releve, dans un article du 17 janvier, une methode de flirt bien plus ancienne, datant de l’epoque victorienne. Une epoque ou des ancetres des textos etaient en fera des jeux de collages creatifs, entre audace et impertinence.

Cette technique remonte a toutes https://besthookupwebsites.org/fr/usasexguide-review/ les annees 1860, si des cartes de visite etaient tres en vogue parmi les familles en haute agence victorienne. Synonymes de pouvoir ainsi que prestige, elles prenaient la forme de petits portraits photographiques qu’il etait de coutume de s’echanger tel on claque, maintenant, des numeros de telephone. Mais les placards debordant vite de dizaines de cliches, que faire de toutes ces cartes ? Selon plusieurs experts interroges par la BBC, les femmes, surtout, avaient pris pour habitude de des conserver dans des albums photos dedies.

Au fil un moment, nos portraits figurant sur les cartes furent decoupes et utilises dans des dessins et autres collages fantaisistes voire surrealistes. Patrizia Di Bello, professeure d’histoire ainsi que theorie d’une photographie a l’universite de Birkbeck, a Londres, explique que ce passe-temps etait percu, par ses pratiquantes, comme une source de divertissement, sans but de devenir expose en galeries. Les «artistes» apportaient simplement leurs ?uvres lors de diners afin que celles-ci puissent y etre admirees.

A ecouter, le podcast d’une redaction

Messages codes

Lors d’la suppression des bals et de la danse par la reine Victoria, qui souhaitait donner une image plus grave et respectable de le regne, «les jeunes jeunes femmes detenant des albums de collages seront devenues populaires car elles apportaient une nouvelle distraction a J’ai cour. Cela un donnait une valeur sociale», explique l’experte a la BBC.

De votre art de salon avant-gardiste paraissent nes des jeux de malice et d’espieglerie entre pretendants. Apporter le album photo au cours de rassemblements permettait d’abord de tisser des liens ainsi que flirter, fournissant aux hommes et aux femmes «une excuse pour s’asseoir cote a cote». Mes collages etaient ainsi devenus un moyen de communiquer, d’exposer son niveau social et son degre de «desirabilite». Puis de s’echanger des messages codes, entre private jokes et jeux de mots, contournant les regles une bienseance.

Le mari et l’amant

C’est l’usage qu’en fit Lady Filmer, epouse effrontee du depute Sir Edmund Filmer, dont nos montages s’averaient tant audacieux que surprenants. Dans l’un d’entre eux (ci-dessous), cette «dame des c?urs» s’y mettait en scene avec son mari, ses enfants, d’autres membres d’la famille et. le suppose amant Edward, prince de Galles et fils aine d’une reine Victoria, qui lui envoyait ses portraits quasi quotidiennement. Notre bruit courait meme que l’une des filles de Lady Filmer, surnommee Queenie, etait de lui. «Les simples aptitudes de Lady Filmer etaient impressionnees par le fait que le prince de Galles faisait part de le cercle, explique Patrizia Di Bello. Mais ceux qui etaient dans la confidence eprouvaient du bonheur au commerage, voire d’une jalousie envers claque qu’elle exposait une telle relation.»

Un nouvelle montage, forcement signe Lady Filmer, represente une scene de chasse au renard. Elle incarne le renard. Eux, ses amants, la meute de chiens. Son mari au loin, a pied, essayant desesperement de controler ces bestioles. Lady Filmer, une cousine libre avant bien ? «Il y a votre cote ouvertement feministe chez Lady Filmer, tranche Patrizia Di Bello. Elle montre que les hommes viennent la continuer, mais que s’ils l’attrapent, ils ont la possibilite de la devorer. C’est d’abord divertissant, puis ceci devient derangeant. Elle prenait votre gros risque.» Bien plus timores (ou peut-etre timides?), les hommes preferaient, quant a eux, reserver leurs collages a la documentation de un quotidien, voyages, rencontres, experiences professionnelles. Notre subtilite tout d’un flirt qui ne disait pas son nom restant l’apanage des jeunes femmes. Faisant preuve d’humour, d’audace ainsi que creativite, au-dela des carcans qui leur etaient imposes.

No Comments

Sorry, the comment form is closed at this time.